Création 2021/22 : La Petite Histoire

« Personne n’écoutait plus. Personne. Et peut-être que c’était cette absence d’écoute qui
menait à de telles situations. Peut-être était-ce elle qui rendait le monde si explosif »
David Joy – Le poids du monde

La Petite histoire d’Eugène Durif

Pièce d’Eugène Durif

Mise en scène : Florence Bisiaux
Avec Séverine Ragaigne dans le rôle de Montaigue
et Olivier Brabant dans le rôle de Capulet
Assistant à la mise en scène : Simon Dusart
Scénographie : Pierre Yves Aplincourt
Lumières : en cours
Costumes : Gwen Roué
Travail de projection photo : Simon Gosselin
Musique : en cours
Chant lyrique : en cours
Mouvement : en cours
Production/diffusion : Eva Serusier
CREATION PREVUE POUR SAISON 21/22Durée estimée : 1h 15
Texte édité à l’école des loisirs. Conseillé par l’Education Nationale, à l’adresse des
collégiens et lycéens.
A partir de 12 ans.

Résumé:

Un duo de fantômes. La mère de Roméo Montaigue et le père de Juliette
Capulet. Ils sont condamnés à errer éternellement pour expier la mort de leurs enfants.
Ils doivent raconter à l’infini l’histoire de leurs enfants et la mort de ces derniers. Ils confieront au public non pas toute l’histoire, mais la piccola, la petite histoire, où ils diront l’essentiel. C’est à dire l’amour impossible de deux adolescents que leurs familles opposent, la haine absurde, ancestrale, entre deux clans, la tentative d’échapper aux rapports de force, la haine de l’autre et la force des préjugés.
Ce texte me touche parce qu’Eugène Durif s’empare d’une œuvre
fédératrice pour l’emmener vers le théâtre contemporain, en faisant un pas de côté.
Au-delà de la question de la résonnance de l’histoire du couple tragique
dans notre monde actuel, les thématiques de la relation parents/enfants,
des choix qui sont imposés et ceux que l’on contrecarre, de la
construction du sujet en opposition à autrui, du rapport au passé et de la survivance du souvenir sont les enjeux majeurs du texte de Durif.

J’aime l’idée de traverser cette histoire passionnante et de m’en servir comme une invitation à la pensée critique. Ici l’auteur nous livre un texte fondamentalement contemporain mêlé à quelques extraits de la pièce de Shakespeare et je suis très sensible au
fait que comme chez Shakespeare, on y trouve des narrateurs qui
s’adressent directement au spectateur et le prennent par la main pour le faire entrer dans l’histoire. C’est pour moi une gageure de faire revivre à la fois les enjeux du texte classique de Roméo et Juliette et les nouvelles pistes tracées par Durif avec uniquement deux acteurs au plateau. Cela me pousse à l’inventivité de faire revivre toutes les situations et personnages de cette/ces histoire(s). C’est pour moi l’essence même du théâtre.
Florence Bisiaux