Tous les articles par Florence BISIAUX

Yaël Hassan

Yaël Hassan est un écrivain jeunesse.

Auteure juive issue d’une famille polonaise, elle est née en 1952 à Paris, a passé son enfance en Belgique, puis est retournée en France en 1966. En 1970, Yaël part s’installer en Israël avec toute sa famille. En 1984, elle retourne en France avec son mari et ses deux filles. Elle poursuivra une carrière dans le tourisme jusqu’en 1994.

Un accident de voiture survenu en 1994 mettra fin à sa carrière. Pendant la longue période d’immobilisation qui en découle, elle écrit son premier roman pour la jeunesse, « Un grand-père tombé du ciel » (1997), qui sera couronné par de très nombreux prix.

Depuis, elle écrit des romans pour la jeunesse qui abordent des thèmes forts et d’actualité comme le racisme, la Seconde Guerre Mondiale et ses conséquences, le conflit israélo-palestinien, les relations grands-parents/enfant, l’intégration.

Elle reçoit de nombreux prix dont le Prix Goya découverte et le Prix de l’Encre d’Or en 2012 pour « Rue Stendhal ».

En 2015, elle obtient le Prix des Incorruptibles (niveau CM2/6ème) pour son roman jeunesse « La fille qui n’aimait pas les fins », écrit avec Matt7ieu Radenac. L’ouvrage est également récompensé la même année du Prix Chronos (Genève) et du Prix Gragnotte.

son site : http://minisites-charte.fr/yael-hassan

Daniel Pennac

Prix Grinzane Cavour International (2002)

Daniel Pennac, de son vrai nom Daniel Pennacchioni, est né le 1er décembre 1944 à Casablanca, au Maroc. Il est le quatrième et dernier d’une tribu de garçons. Son père est militaire. La famille le suit dans ses déplacements à l’étranger –Afrique, Asie, Europe– et en France, notamment dans le village de La Colle-sur-Loup, dans les Alpes-Maritimes. Quand il évoque son père, il l’assimile à la lecture : «Pour moi, le plaisir de la lecture est lié au rideau de fumée dont mon père s’entourait pour lire ses livres. Et il n’attendait qu’une chose, c’est qu’on vienne autour de lui, qu’on s’installe et qu’on lise avec lui, et c’est ce que nous faisions.» Daniel passe une partie de sa scolarité en internat, ne rentrant chez lui qu’en fin de trimestre. De ses années d’école il raconte : «Moi, j’étais un mauvais élève, persuadé que je n’aurais jamais le bac.» Toutefois, grâce à ses années d’internat, il a pris goût à la lecture. On n’y permettait pas aux enfants de lire, comme il l’évoque dans « Comme un roman » : « En sorte que lire était alors un acte subversif. À la découverte du roman s’ajoutait l’excitation de la désobéissance…».
Ses études de lettres le mènent à l’enseignement, de 1969 à 1995, en collège puis en lycée, à Soissons et à Paris.
Son premier livre, écrit en 1973 après son service militaire, est un pamphlet qui s’attaque aux grands mythes constituant l’essentiel du service national : l’égalité, la virilité, la maturité. Il devient alors Daniel Pennac, changeant son nom pour ne pas porter préjudice à son père.
En 1979, Daniel Pennac fait un séjour de deux ans au Brésil, qui sera la source d’un roman publié vingt-trois ans plus tard: « Le Dictateur et le hamac ».
Dans la Série Noire, il publie en 1985, « Au bonheur des ogres », premier volet de la saga de la tribu des Malaussène (dont on retrouvera le «petit» dans « Kamo. L’idée du siècle »).
Daniel Pennac continue sa tétralogie avec « La Fée Carabine » puis « La petite marchande de prose » et « Monsieur Malaussène » (il y a ajouté depuis « Aux fruits de la passion »).
Il diversifie son public avec une autre tétralogie pour les enfants, mettant en scène des héros proches de l’univers enfantin, préoccupé par l’école et l’amitié : « Kamo, l’agence Babel », « Kamo et moi », « L’évasion de Kamo » et « Kamo, l’idée du siècle ».
Ces romans sont-ils le fruit de souvenirs personnels? «Kamo, c’est l’école métamorphosée en rêve d’école, ou en école de rêve, au choix.»
À ces fictions s’ajoutent d’autres types d’ouvrages : un essai sur la lecture, « Comme un roman », deux ouvrages en collaboration avec le photographe Robert Doisneau et « La débauche », une bande dessinée, avec Jacques Tardi.
Il a mis fin en 1995 à son métier d’enseignant pour se consacrer entièrement à la littérature. Toutefois, il continue d’avoir un contact avec les élèves en se rendant régulièrement dans les classes.

labo se nourrir des grands textes classiques pour vivre aujourd’hui, à partir du Roméo et Juliette d’Eugène Durif.

Le labo qui aura lieu toute l’année scolaire au Grand Bleu, propose un aller-retour entre la parole des participants et la pièce de Durif.

Dans une langue contemporaine, Eugène Durif reprend l’histoire de Roméo et Juliette en parcourant les interrogations des deux adolescents et les tensions qu’ils subissent : Roméo au cœur des oppositions entre jeunes Montaigue et jeunes Capulet, Juliette prisonnière du rapport de force que lui impose son père. J’aimerai confronter cette parole à celle des adolescents participants et faire résonner ces mots dans notre monde d’aujourd’hui. Nous chercherons comment mettre en jeu ces matériaux sur scène, au niveau des voix (voix pure des comédiens, confidences au micro, enregistrements audios), au niveau des corps (rapport de force du groupe, provocation, solitude). Nous nous aiderons de projections d’images et de séquences vidéos tournées en direct sur le plateau.

Carole Fréchette

Carole Fréchette est une comédienne et dramaturge québécoise francophone contemporaine.

Née à Montréal (Canada) en 1949, Carole Fréchette est l’une des figures majeures du Théâtre contemporain québécois. D’abord comédienne, Carole Fréchette intègre la compagnie du Théâtre des Cuisines dans les années 80. Elle y apprend toutes les facettes du métier et trouve son véritable épanouissement dans l’écriture
Sa première pièce, « Baby Blues », est créée en 1991 ; suit « Les quatre morts de Marie » (1995), qui obtient le Prix du Gouverneur général du Canada. Les créations se succèdent et, en 2002, elle est récompensée par le Prix de la Francophonie lors du Festival d’Avignon.
Pour l’édition 2016 du Paris des Femmes, elle signe ‘Ismène’, monologue pour une actrice, dans le recueil de dix pièces courtes « Crimes et Châtiments », dans la Collection des quatre-vents de L’avant-scène théâtre, 

Eugène Durif


Après des études de philosophie, Eugène Durif a été journaliste. Il écrit pour la radio, le
cinéma, la télévision, mais depuis quelques années, il s’est tourné résolument vers le
théâtre. Il fonde avec Catherine Beau la Compagnie L’Envers du décor.
On peut citer parmi ses pièces : Les petites heures, Tonkin-Alger(Actes Sud) , Meurtres hors
Champs (Tapuscrit), Le Petit Bois Même pas mort, A même la peau ainsi qu’une quinzaine
d’autres œuvres dédiées à la scène. Plusieurs d’entre elles ont été réalisées par France
Culture (notamment dans le « Nouveau répertoire dramatique » de Lucien Attoun). Il écrit
également des pièces pour le jeune public dont : La Petite Histoire.
Dès 2001, il publie plusieurs romans chez Actes Sud.
Également comédien et metteur en scène, il a joué dans La Nuit des Feux (également auteur)
mis en scène par Karelle Prugnaud au Théâtre National de la Colline en 2008, Le Cauchemar
de Jean Michel Rabeux au Théâtre de la Bastille, etc.

Atelier de lecture à voix haute

Parce que la lecture reste un moment de partage entre les jeunes et les adultes. Qu’il s’agisse d’ un roman , d’une bande dessinée ou d’un manga, les jeunes continuent de rêver à travers des mots , des scénarios, des histoires… Donnons leur :

« les moyens de juger librement s’ils éprouvent ou non le besoin des livres, parce que , si l’on peut parfaitement admettre qu’un particulier rejette la lecture, il est intolérable qu’il soit-ou qu’il se croie-rejeté par elle.. c’est une tristesse immense, une solitude dans la solitude, d’être exclu des livres- y compris de ceux dont on peut se passer » Daniel Pennac « 

Parce qu’enfin, la lecture à voix haute permet d’entendre sa voix , d’oser se faire entendre par un public, via les mots d’un auteur. Elle offre la possibilité de se faire confiance et d’affirmer sa présence.


Atelier ludique de lecture à voix haute à l’adresse d’enfants, adolescents , ou adultes.
intervention de Florence Bisiaux ,Marie Pierre Feringue, Séverine Ragaigne, Adeline Fleur ,comédiennes ayant pratiquées de nombreux ateliers ludiques de lecture à voix haute avec des enfants et des adolescents
Atelier de deux heures de pratique ou possibilité trois heures pour des collègiens ou lycéens
Proposition à partir de romans contemporains, ou de lectures des participants

La séance commence par une mise en cercle des participants: petits jeux ludiques, physiques, verbaux pour lâcher prise , se faire confiance , oser se montrer, entendre et faire entendre sa voix . Puis , en collectif, ou par deux, trois, pour lutter contre le manque de confiance qui nous paralyse devant un public, les participants font entendre un extrait de roman, dans une pratique à la fois ludique et technique .
Programme modulable selon le public concerné.

Momo, petit prince des Bleuets de Yaël Hassan

Lecture mise en espace



Florence Bisiaux (jeu)
Durée : 35 minutes
à partir de 8 ans
CE2, CM1, CM2

Résumé : C’est l’histoire de Mohammed, dix ans, dit Momo, qui s’apprête à passer l’été à la cité des Bleuets et qui s’ennuie à mourir. Mais cette année, encouragé par son institutrice, il a
une liste de livres à découvrir. Sa sœur Yasmina accepte de l’emmener à la bibliothèque.
Momo un peu anxieux pousse la porte de ce lieu inconnu et va découvrir un nouveau monde.
Sur le banc sur lequel il s’installe, il fait la connaissance de Mr Edouard, un personnage fantaisiste, instituteur à la retraite, qui lui raconte des anecdotes sur les livres et les écrivains et le nomme Momo, petit prince des Bleuets. Un jour, Momo apprend que Mr Edouard, qu’il trouve si extravagant, habite dans une résidence pour personnes âgées et souffre de la maladie d’Alzheimer.


Ce roman est une belle histoire d’amitié entre un enfant et un vieil homme. C’est avant tout une invitation au plaisir de la lecture, le récit étant ponctué des histoires du Petit Prince, de Vendredi ou la vie sauvage, que Momo découvre avec délice.
Momo va faire deux rencontres intimement liées qui vont bouleverser sa vie : celle de Mr Édouard et celle de la lecture.

Kamo, l’agence Babel de Daniel Pennac

Lecture spectacle musicale

Mise en espace et Jeu narrateur : Florence Bisiaux


jeu Kamo et musique: Antonin Vanneuville

Durée : 40 minutes
à partir de 9 ans
CM1, CM2, 6ème, 5ème

Résumé : Kamo est nul en anglais et sa mère n’arrive pas à garder son travail. Alors ils font un pari : Kamo doit apprendre l’anglais en 3 mois en choisissant un correspondant anglais et de son côté, sa mère doit réussir à garder un même travail pendant tout ce temps. Catherine Earnshow est la mystérieuse correspondante de Kamo à l’agence Babel ; elle obsède Kamo, à en oublier son amitié avec son meilleur copain, le narrateur.
Son meilleur ami va mener l’enquête : il faut sauver Kamo !
« Cathy » issue du 19ème siècle, n’est autre que la Cathy des Hauts de Hurlevent que la maman de Kamo fait revivre via ces lettres.
A travers cette histoire sont abordés plusieurs sujets : le manque de la figure paternelle, l’amour de sa mère qui entraine Kamo dans une passion épistolaire et l’amitié.


Ce qui nous touche le plus et c’est tout l’art de Pennac, c’est qu’il nous emmène malgré nous, dans une aventure, mêlant suspens, littérature et langue anglaise, en s’adressant tout autant à des lecteurs assidus, qu’à des enfants qui rechignent à lire.
Une belle invitation à la rêverie littéraire.

Création 2021/22 : La Petite Histoire

« Personne n’écoutait plus. Personne. Et peut-être que c’était cette absence d’écoute qui
menait à de telles situations. Peut-être était-ce elle qui rendait le monde si explosif »
David Joy – Le poids du monde

La Petite histoire d’Eugène Durif

Pièce d’Eugène Durif

Mise en scène : Florence Bisiaux
Avec Séverine Ragaigne dans le rôle de Montaigue
et Olivier Brabant dans le rôle de Capulet
Assistant à la mise en scène : Simon Dusart
Scénographie : Pierre Yves Aplincourt
Lumières : en cours
Costumes : Gwen Roué
Travail de projection photo : Simon Gosselin
Musique : en cours
Chant lyrique : en cours
Mouvement : en cours
Production/diffusion : Eva Serusier
CREATION PREVUE POUR SAISON 21/22Durée estimée : 1h 15
Texte édité à l’école des loisirs. Conseillé par l’Education Nationale, à l’adresse des
collégiens et lycéens.
A partir de 12 ans.

Résumé:

Un duo de fantômes. La mère de Roméo Montaigue et le père de Juliette
Capulet. Ils sont condamnés à errer éternellement pour expier la mort de leurs enfants.
Ils doivent raconter à l’infini l’histoire de leurs enfants et la mort de ces derniers. Ils confieront au public non pas toute l’histoire, mais la piccola, la petite histoire, où ils diront l’essentiel. C’est à dire l’amour impossible de deux adolescents que leurs familles opposent, la haine absurde, ancestrale, entre deux clans, la tentative d’échapper aux rapports de force, la haine de l’autre et la force des préjugés.
Ce texte me touche parce qu’Eugène Durif s’empare d’une œuvre
fédératrice pour l’emmener vers le théâtre contemporain, en faisant un pas de côté.
Au-delà de la question de la résonnance de l’histoire du couple tragique
dans notre monde actuel, les thématiques de la relation parents/enfants,
des choix qui sont imposés et ceux que l’on contrecarre, de la
construction du sujet en opposition à autrui, du rapport au passé et de la survivance du souvenir sont les enjeux majeurs du texte de Durif.

J’aime l’idée de traverser cette histoire passionnante et de m’en servir comme une invitation à la pensée critique. Ici l’auteur nous livre un texte fondamentalement contemporain mêlé à quelques extraits de la pièce de Shakespeare et je suis très sensible au
fait que comme chez Shakespeare, on y trouve des narrateurs qui
s’adressent directement au spectateur et le prennent par la main pour le faire entrer dans l’histoire. C’est pour moi une gageure de faire revivre à la fois les enjeux du texte classique de Roméo et Juliette et les nouvelles pistes tracées par Durif avec uniquement deux acteurs au plateau. Cela me pousse à l’inventivité de faire revivre toutes les situations et personnages de cette/ces histoire(s). C’est pour moi l’essence même du théâtre.
Florence Bisiaux

Projet Les Z’aidants 2019

Florence Bisiaux partage un  très beau projet atelier écriture, théâtre et photo/vidéo avec les z’aidants d’Artois qui vont aller sur scène se raconter, parler avec fierté de leur association, du café des z’aidants, de leur force et fragilité en tant qu’Aidants, pour mieux les faire connaître. Avec Jean Maximilien Sobocinski pour l’atelier d’écriture et Sandrine Henneuse  à la photo et vidéo , Mise en scène et espace Florence Bisiaux, porté par la compagnie Hautblique et Eva Serusier.Projet à l’initiative des Z’aidants, Soutenu par le Département Pas De Calais et la maison de l’autonomie de l’Artois. Présentation publique le 28 juin 2019,15h , Béthune.